Récolte des noyaux et pépins sur des fruits bien mûrs.
Stratification dans du sable humide, dans une cave ou à l’extérieur contre un mur face au Nord.
Fin février, mars, la coque se fend et les cotylédons apparaissent, ainsi que le pivot : c’est le moment de planter !
Plantation en pépinière ou à l’emplacement définitif.
Géonomie encore ! Respecter les 1,50 m entre les lignes et les 40 cm entre les arbres. Important !
Surfumé et bien meuble – mulcher.
Arroser si nécessaire, celui-ci devenant moins important avec la présence de mulch (conservation de l’humidité) et avec le respect des espacements entre les arbres : il y a assez d’eau pour tout le monde !
Voilà quelques conditions pour un bon ancrage dans la vie !
Au mois d’août de la même année, le jeune plant franc est prêt à être greffé.
Noyau directement dans le sol en automne, car il ne supporte pas d’être desséché.
Toutes les espèces à noyaux sont autofertiles (par les noyaux) et se reproduisent fidèlement par semis franc de pied : c’est le cas des pruniers, pêchers et de certain abricotiers.
Variétés de pruniers se reproduisant fidèlement :
Reine-claude verte, la petite mirabelle, les prunes d’Agen, les quetsches d’Alsace, celles d’Italie, damas noir, les sainte Catherine et d’autres encore : en respectant toujours leur géonomie, leurs terrains d’élection (région, sol etc.) au risque, sinon de mutation de variétés.
Pour les variétés autostériles de pruniers et de pêchers, il faut greffer.
À préciser que le prunier mirobolant est un porte-greffe affaiblissant pour le prunier, couramment utilisé (Prunus ceresa). Ce n’est pas un prunier domestique (Prunus domestica).
Si on ne veut pas greffer, il faut d’autant plus respecter les conditions pédoclimatiques de chaque espèce.
Pour éviter la détérioration de la qualité de l’arbre, du fruit : l’ensauvagement.
Ni une obligation, ni indispensable !
Il suffit de voir les espèces spontanées qui donnent des fruits excellents.
La question soulevée étant la fidélité de reproduction.
Pourquoi greffe-t-on ?
Beaucoup d’arbres ont une fécondation croisée (autostérile), en prenant du pollen d’autres arbres, comme les pommiers, poiriers, cerisiers, (les bigarreaux sont d’espèces croisées).
Il est difficile de compter sur la fidélité de reproduction de ces espèces puisqu’elles peuvent se croiser aussi avec par exemple des pommiers sauvages, les cidriers, etc. Pour contrôler la production, il faut donc greffer.
Pourtant, en Allemagne, il a été trouvé des variétés qui ont la capacité d’une reproduction fidèle et qui donnent de très bonnes pommes mais ces espèces sont rares.
En raison de la précocité du mouvement de la sève, on fera une greffe « à œil dormant », d’abord sur les pruniers, puis sur les arbres à noyaux comme les cerisiers.
Greffer au pied le jeune plant, important !
La greffe doit être faite au maximum à 20 cm au-dessus du sol, car risque de perte de sève, lors de la reprise de l’arbre, et allongement inutile des canaux de circulation de la sève dans une tige trop longue.
Prélever des rameaux greffons de la variété choisie, d’arbres sains non chlorosés.
Couper les feuilles et placer le pied de chaque rameaux dans un lieu frais ou dans l’eau en attendant la greffe. Le greffage est une opération délicate, c’est un savoir-faire, une technique : il faut détacher les yeux, l’écorce mais aussi le cambium (partie du bois intermédiaire entre l’écorce et le bois) (greffage standard).
Ne pas couper le bois de suite si le greffage ne prenait pas du premier coup. On observe ainsi 10 à 15 jours l’évolution du greffage ; si l’écorce reste verte, si les pétioles se détachent facilement.
Au printemps suivant, le planton a donc un an et en automne, on peut le planter à sa place définitive, avec sa motte de terre.
C’est la période où il y a le meilleur rapport : parties aériennes et parties souterraines.
La sève circule essentiellement au Nord-Est du tronc : il faut donc faire un repère pour marquer l’orientation de l’arbre, pour le replanter dans la même orientation précédente.
Pour les arbres à haute tiges, il ne faut pas greffer à 2 mètres de hauteur : il y aurait du bois et moins de fruits. Donc à 20 cm ou moins. Il est préférable de greffer et de transplanter des arbres aussi jeunes que possible.
Les choisir assez petits, jeunes (une année et demie), avec un bon système racinaire et un équilibre partie aérienne et partie souterraines, pour une bonne reprise assurée.
Ce qu’il ne faut jamais acheter :
On le reconnaît aisément à la disproportion du rapport PA/R. Il est des pépiniéristes qui n’éliminent pas de leurs carrés les arbres médiocres et qui les laissent en place, pensant qu’après tout, ils finiront par être assez grands pour être vendables.
Effectivement, ces rejetons sont liquidés en gros à des maquignons sous le nom de fond de pépinières et c’est ainsi que dans toutes les foires de campagne on peut trouver des «jeunes fuseaux» âgés de 12 ou 15 ans...
Dans un carré de pépinière, on observe presque toujours, à côté d’arbres se développant normalement, une certaine proportion de sujets souffreteux qui poussent au ralenti, des sujets qui ont des racines malades ou bien dont la greffe est mal soudée ou mal cicatrisée. Ces types d’arbres à la transplantation, ne démarreront qu’à grand coups de bassinage et de NPK, ou du purin...
Les meilleurs plants à choisir doivent être jeunes, c’est-à-dire un an de bouture ou de greffe, 2 ans maximum. Si le pépiniériste offre des vieux plants en affirmant qu’on gagne du temps, il vous ment effrontément. Demander à réfléchir et aller voir un autre fournisseur et rechercher un rapport PA/R favorable, avec un système radiculaire relativement important.
Le scion d’un an constitue, pour les espèces à feuilles caduques, le plant le plus avantageux, tant par son coût modéré que par la facilité de reprise qu’il offre.
Pas de respect des exigences pédoclimatiques de l’arbre mais adaptation de l’arbre aux conditions de type vallée. Il s’agit là, non d’une question de reproduction fidèle mais plutôt d’adapter un porte-greffe qui supporte mieux ces conditions.
Ainsi, on greffera un abricotier, en vallée, humide, sur un prunier : ce dernier a en effet des racines traçantes qui supportent mieux l’asphyxie éventuelle due à l’humidité. C’est un des arbres les plus accommodant au niveau climatique et au niveau des conditions du sol. Quitte malgré tout à ce que sa durée optimale de vie soit réduite à 25 ans.
En définitive, ce n’est pas à long terme, un avantage économique.
Il en va de même concernant la vigne et le phylloxéra ; ce qui a beaucoup coïncidé à la «descente des vignes» dans les vallées.
On peut constater pourtant que les vignes plantées dans des terres sablonneuses ou sur des coteaux ensoleillés n’ont pas besoin d’être greffés si l’espace vital entre chaque pied est également respecté.
Greffe de l’arbre sur des porte-greffes affaiblissants, afin de pouvoir « serrer» davantage les pieds, de les faire produire plus vite et en plus grand quantité.
Si en effet on pratique les greffes franches, pommier sur franc ou poiriers sur franc, ces arbres rentrent en pleine production à l’âge de 30 ans, avec une production quantitative et qualitative bien supérieure. Mais il faut pour cela ne pas être soumis aux conditions d’urgence économique et avoir la patience d’attendre et de respecter le développement naturel de l’arbre.
Mais aussi, à long terme, les conséquences économiques se révèlent : les porte-greffes affaiblissants qui meurent au bout de 30 ans.
Mieux vaut alors respecter les écarts d’espace entre les pieds, y mettre des cultures intercalaires et greffer sur franc, pour éviter aussi les frais d’une nouvelle plantation de verger, rendu nécessaire par la faiblesse ou la mort des arbres greffés sur porte-greffe affaiblissant.
Ainsi, si un porte-greffe affaiblissant apporte un rendement, dès les premières années (4, 5 ou 6e année) ce rendement à l’urgence se fait au détriment de la longévité du verger. D’autre part, cette quantité de production rapide n’assure absolument pas la qualité de cette production.
La greffe sur franc permet un enracinement plus profond et plus solide mais aussi meilleur : grâce à son système radiculaire développé, il peut assurer sa nourriture dans les couches les plus profondes du sol ainsi que puiser de l’eau. Cela limite les interventions humaines en arrosages ou en nutrition. La greffe sur franc est plus rustique, plus résistante à la sécheresse, aux maladies, au sol calcaire ou même légèrement salé.
Un porte greffe affaiblissant provoque de fait un déséquilibre entre les parties aériennes et souterraines... Comme il y a incompatibilité de greffe entre les deux arbres, les parties aériennes sont plus puissantes que les racines. Comme on l’a vu pour le noyer, c’est une question de circulation de sève. Quand un organisme affaibli, il réagit et produit des fruits pour assurer sa descendance. La sécheresse accélère cette mise à fruit.
Les 2/3 des racines sur porte-greffe affaiblissant se trouvent dans les 30 premiers centimètres du sol, alors que la greffe franche permet seulement à 15 % des racines d’être à 30 cm dans le sol. Il aura 50 % de ses racines entre 30 et 100 cm dans le sol, le porte greffe affaiblissant n’en aura que 10 à 15 %. Or ces différences de couches de sol impliquent des nourritures différentes pour l’arbre : les minéraux, oligo-éléments nécessaires se trouvent sur une couche plus profonde et nécessitent donc un certain enracinement en profondeur. Enracinement insuffisant pour le porte greffe affaiblissant dont les racines sont carencées ainsi que tout l’arbre.
Cette incompatibilité de greffage est due à une trop grande différence de puissance d’aspiration de la sève entre les racines et le greffon.
La taille devient alors obligatoire, chaque année, afin de gérer cette disproportion entre partie arienne et souterraine : ces dernières ne pouvant assurer pleinement la nutrition d’une masse aérienne si disproportionnée.
Cette situation oblige aussi à nourrir soi-même l’arbre : nécessité de matières organiques (fumier...) d’énergie-temps, et de finances, pour finalement assister à la mort de l’arbre... et reconstituer un verger... dans les mêmes conditions !
DEUX SYSTEMES DE GREFFE EN CULTURE CONVENTIONNELLELà se trouve la confusion :
Une habitude culturale s’est perpétuée de greffer sur franc en hauteur «greffer sur franc, c’est greffer en hauteur».
C’est encore méconnaître la géonomie et les conditions pédoclimatiques de l’arbre. En effet, la greffe haute franche provoque une élongation du tronc, et une perte d’énergie pour l’arbre car les canaux de sève sont terriblement rallongés par cette greffe haute. La rentrée de production s’en trouve retardée : cette erreur du greffage en hauteur a donc mis en avant les «avantages» du porte-greffe affaiblissant, dont la production était plus rapide.
Or, il s’agit évidemment de faire une greffe franche également à 20 centimètres du pied.
Un pommier greffé sur franc est capable (sous réserve qu’il n’ait pas de carence d’azote) à 30 ans de fournir 800 à 900 kg de pommes. Un « franc » à 12 ans donne déjà 350 kg de pommes, greffé au pied à 15 centimètres, sans carences d’azote.
Ainsi, on peut avoir un rendement, à long terme, aussi important que les vergers les plus intensifs greffés en porte-greffe affaiblissant, sans avoir en plus les frais au bout d’un certain temps de faire une replantation prématurée d’un verger.
Quand des pommiers sur franc fournissent à 30 ans 800 à 900 kg de pommes, cela fait une moyenne pour cent arbres de 600 kg par arbres, ce qui est considérable et concurrentiel des vergers les plus intensifs en porte-greffe affaiblissant.
Sur franc, la production peut venir assez vite, en plus d’être considérable, et sans frais d’un nouveau verger.
Reprenons l’exemple assez représentatif du noyer : comme on l’a vu, les noyers étaient greffés sur franc à 2 mètres 50 du pied, afin de répondre à une double exigence économique : la production des fruits et celle du bois. Le bois était utilisé pour faire des billes de 3 mètres de hauteur qui coûtait très cher. Pour cela, il fallait allonger le tronc et faire une greffe franche à 2 mètres 50 du pied.
À signaler la greffe de régénération : recépage du sujet âgé ou sauvage (chêne à gland doux) : très intéressant.
À la transplantation, il ne faut absolument pas serrer les arbres : trop serrés, ils se gênent au niveau des racines et de leur frondaison (masse aérienne).
Les arbres plantés espacés ne nécessitent pas de taille, et ce sont les parties basses de l’arbre qui sont les plus fructifères. Les arbres trop serrés montent en hauteur et fructifient en hauteur.
Cependant, l’espacement répond à des exigences pédoclimatiques et géonomique selon chaque espèce.
10 à 11 m selon la vigueur plus ou moins grande végétale. Par exemple, la reinette du canada demande un espace encore plus important (environ 100 arbres à l’hectare).
8 à 9 m (incompatibilité de greffage avec cognassier).
7 à 8 m (racines traçantes) marcottage possible.
4 à 5 m, selon les terrains ou les régions et des variétés, ils demandent plus ou moins d’espacement.
9 à 10 m, sinon plus s’il provient d’un semis de noyau, sur franc. À ne pas confondre avec les abricotiers traditionnels «miniatures». Un abricotier peut atteindre 500 à 600 ans, voire 800 et peut donner une tonne de fruits de qualité (un arbre récemment abattu en Espagne).
Greffer sur Juglans regia , sur noyer franc et non sur noyer d’Amérique, tous les 20-25 mètres car très grand développement sur franc. À 300 ans un noyer est encore en pleine production et peut avoir un diamètre de 20 mètres dans des conditions favorables (climat...). C’est l’oléagineux qui donne la plus forte production : 3 à 4 t de noix à l’hectare, voire plus.
Arbre de climat continental (Népal) qui supporte le froid (Chine) mais a besoin aussi de chaleur l’été. Ce n’est pas un arbre méditerranéen.
5 à 6 m selon les variétés.
12 à 13 m, culture réussie en lisière du Sahara. Très sensible au froid, très résistant à la sécheresse.
7 à 8 m.
En sol pauvre, ils font une véritable forêt d’épines, en sol riche ils n’ont pas tendance à drageonner.
Idéalement 7, 8 à 10 mètres ! La vigne est une liane et peut prendre un très grand développement. Au Portugal des vignes sont capables de couvrir un demi-hectare d’un seul pied ! et sont capables de donner 2 tonnes de raisin par pied ! Au Portugal, ils sont implantés le long des arbres (Érable, Frêne, Figuier, Olivier, Abricotier) comme tuteur, avec cultures intercalées en sous étage (En Emilia Romagne – Arbrusse – Portugal... En Tunisie, la vigne grimpe sur un Figuier, soute sur un palmier puis sur un bananier... La vigne en densité trop forte oblige à la taille, du fait des disproportions entre parties aériennes et souterraines et, pour qu’il y ait moins de «consommateurs», et que branches restantes reçoivent plus de soleil. Or, on le verra plus loin précisément, la qualité des fruits ne dépend pas de l’ensoleillement des fruits. Au contraire les fruits doivent être à l’ombre. C’est la feuille qui amène le soleil au fruit. Le sucre du fruit est produit par l’énergie solaire captée par les feuilles, qui exporte ce sucre au fruit. La qualité du fruit dépend de la sève élaborée. Ce n’a donc rien avoir avec l’ensoleillement direct du fruit.
25 m.
Les écartements préconisés ici sont plus grands que les normes proposés, mais sont les conditions optimales ; avec une nutrition correcte, carbonée notamment (voir le chapitre concernant la nutrition carbonée des arbres). Il vaut mieux avoir moins d’arbres mais qui produisent beaucoup mieux (sans alternance), plus et plus longtemps que beaucoup d’arbres affaiblis, sujets aux maladies, aux traitements chimiques divers, et de durée de vie, donc de production, très inférieures ; voire qui alternent une production de 30 kg une année et 100 kg l’autre.
Un arbre transplanté est blessé gravement. Il faut les prendre le plus jeune possible, creuser un trou et ameublir. Idéalement il faudrait le prendre avec sa motte. Ne pas oublier l’orientation marquée.
Pas de matière fraîche en profondeur : cela risque de faire pourrir les racines, de les empoisonner du fait de la fermentation et putréfaction des matières fraîches (empoisonnement de la flore symbiotique des racines), alors que les arbres sont déjà blessés (donc affaiblit) par la transplantation. Les micro-organismes anaérobies prolifèrent, donc risquent d’attaquer les racines.
Ne pas dessécher les racines lors de la transplantation. Laisser les arbres à transplanter toujours à l’ombre et humides.
Faire attention aux racines ; pivotantes entre autres.
Planter le maximum d’arbres sans greffage : le greffage est moins dommageable que la transplantation, malgré tout. S’il y a greffage, il faut une bonne compatibilité de greffage, un porte-greffe de la même espèce. Le problème de la greffe est souvent la non adéquation entre l’arbre et le porte-greffe, entre autres.
Un semis de graine a beaucoup plus de chance de donner un enracinement plus fort et mieux structuré qu’un marcottage ou bouturage.
Attention au problème de l’ombre.
Ne pas enterrer la greffe lors transplantation : les racines risqueraient de se trouver en dehors des couches d’humus fertile les plus importantes pour le démarrage de l’arbre. Donc ne pas enterrer l’arbre trop profond.
Choix des variétés : ne pas les prendre trop précoces, ils ont alors un problème d’adaptation à la photosynthèse – surtout dans les climats tempérés comme les nôtres.
Par exemple, les abricotiers doivent mûrir début août, sinon il y a carence d’oligo-éléments et de minéraux. Plus l’espèce est tardive pour la région et mieux cela est pour l’arbre. Les meilleures espèces sont souvent les plus tardives.
Il est en effet essentiel d’assurer une bonne alimentation en azote et carbone aux parties aériennes et souterraines. Ils constituent les éléments les plus importants de l’implantation de l’arbre. Ce sont des facteurs décisifs du rendement : ce sont d’ailleurs les deux moteurs essentiels du rendement pour toutes les plantes.
Un bon ensoleillement est indispensable à une bonne alimentation carbonée.
Le carbone entre pour les 2/5e dans la composition des sucres et agit donc dans la qualité gustative des fruits ainsi que la qualité de la production en général. Mais aussi il a une action concernant la quantité et la qualité de la sève élaborée.
Les arbres puisent par leurs racines, les éléments qui sont dans le sol, notamment l’azote (sève brute). Cette sève passe dans le centre du tronc de l’arbre (également riche en azote), puis les feuilles jouent un rôle de capteur solaire et transforme cette sève en sucre glucidique.
Cette sève élaborée permet de nourrir et sucrer les fruits : ce sont les feuilles qui nourrissent les fruits en sucres.
Ensuite cette sève redescend dans les racines pour nourrir les micro-organismes symbiotiques des racines (les champignons microphyces et la rhizosphère).
Ainsi la quantité de sève élaborée est dépendante de la lumière solaire.
Des arbres trop serrés sont privés de lumière solaire de fait. Ils vont avoir tendance à pousser en hauteur et la masse aérienne sera alors disproportionnée par rapport à l’enracinement (les racines ne pourront assurer correctement la nutrition e toute cette masse aérienne) et il se produira une élongation des canaux de distribution de la sève. Des arbres trop serrés, privés de lumière solaire suffisante, seront déficitaires en alimentation carbonée. Les branches basses meurent ou ne peuvent donner de fleurs, donc de fruits...
De surcroît la perte d’énergie due à l’élongation du tronc prive les racines d’autant d’énergie et deviennent plus faibles par rapport aux parties aériennes plus développées : cela provoque une faim d’azote.
Ainsi, une faim de carbone produit toujours une faim d’azote. Il en est ainsi pour les céréales et toutes les plantes en général.Le manque de lumière solaire provoque l’élongation des troncs, des parties aériennes, atrophie les racines et provoque un retard à la protéosynthèse : cette élongation retarde le métabolisme de l’arbre et retarde entre autre la protéosynthèse. Si l’azote qui est puisé par les racines est transformé rapidement en protéines complexes, ce n’est pas un substrat alimentaire directement accessible aux insectes, champignons, ravageurs, virus...
Par contre le retard à la protéosynthèse, modifie ce processus : L’azote minéral sous forme soluble (nitrates) est directement assimilable par les insectes, virus, champignons... et ce qui a la propriété de les attirer.
Outre la mauvaise nutrition de l’arbre, les risques de maladies sont accrus. Il y a beaucoup de maladies (quelle que soient les cultures) qui sont dues uniquement à ce processus de retard de la protéosynthèse, elle-même due au manque de lumière solaire, à des plantations trop serrées.
L’alimentation carbonée correspond à 80% de la masse de matière sèche.
Elle permet la production de sucres (photosynthèse). Donc la plante prend dans l’atmosphère sa quantité. Il est faux de dire que sans engrais l’agriculture ne peut rien produire...
La qualité des fruits dépend surtout des racines, si elles ne sont pas assez profondes, elles ne peuvent puiser dans la roche-mère tous les éléments minéraux et oligo-éléments ce qui carencent les fruits de ces éléments.
La mobilisation de ces éléments dépend des micro-organismes du sol.
Les molécules (arômes, sucres), toutes les réactions biochimiques du monde vivant, sont synthétisées par des enzymes. Ces dernières sont des protéines qui contiennent un cofacteur, c’est-à-dire un oligo-élément, qui va permettre de réaliser ces réactions.
La nitrogénase qui fixe l’azote est une enzyme qui contient du molybdène, l’enzyme de la photosynthèse, la chlorophylle, est une protéine qui contient du magnésium. Toutes les enzymes qui nous permettent de respirer utilisent le fer comme cofacteur.
Or ce sont les microbes qui fournissent ces éléments du sol à la plante tandis qu’ils utilisent le sucre fournit par les racines.
Donc plus la vie est présente dans un sol, plus la plante pourra se fournir en oligo-éléments, et plus elle sera en bonne santé, plus elle sera parfumé, plus elle aura de goût, et sera nutritive.
Une tomate hors-sol n’est pas goûteuse car il n’y a pas de vie autour de ses racines, aucun arôme n’est synthétisé, il n’y a que de la photosynthèse (et encore, car la bâche plastique la coupe de la vraie lumière naturelle), gorgé d’eau. Quant à la vigueur de la plante, sa qualité nutritive et donc la santé de celui qui la mange...
L’arbre est très intéressant pour cette raison : il puise des éléments nutritionnels (minéraux, oligo-éléments, entre autres), il fournit des fruits qui en sont riches, tandis que ses feuilles les restituent en les saupoudrant sur la couche supérieure du sol.
D’autres facteurs économiques interviennent dans les plantations serrées, ainsi dans les régions surpeuplées, sans beaucoup de terres cultivables, la tendance est au resserrement des plantations.
Au Maghreb par exemple, un verger de 1 hectare comprend 500 arbres !
Elle distribue l’énergie et a trois fonctions :
La nutrition carbonée est précieuse, gratuite et vitale pour tous les végétaux, il ne faut pas la gaspiller.
Ainsi on aboutit à des plantations massives d’arbres serrés, pour finalement en couper les 3⁄4.
Cela s’est beaucoup fait dans les années 50 : les productions des premières années étaient conséquentes, mais les pertes étaient nombreuses à long terme.
Il vaut mieux réserver la greffe affaiblissante pour les arbres condamnés à disparaître et réserver la greffe franche pour les autres.
À ne pas prendre en considération la pédoclimatique, géonomie et la physiologie des arbres, il y a beaucoup de pertes d’énergie pour les arbres et les intervenants, beaucoup de pertes de qualité, voire de quantité à long terme, et encore plus de perte économiques (engrais, irrigation, insecticides...) ainsi qu’en terme de production à long terme, sans oublier la reconstitution nécessaire de tout le verger après quelques années.
Pourtant, le soleil est une source d’énergie gratuite et fondamentale pour le sabres et autres plantes.
Tous ces processus vitaux pour l’arbre non pris en compte incitent évidemment à la taille...